Accueil » Association » Historique
 

Le saviez-vous ?

Les pompes à bras
Dès la plus haute antiquité les hommes ont su qu'il fallait se protéger des incendies. Ils avaient remarqué que la pluie éteignait le feu et que les lacs et rivières stoppaient sa progession. Mais qui le premier eut l'idée de projeter de l'eau sur le feu ? Les Chinois ? Les Romains ?

Lire la suite

Historique

Les débuts

J'avais 15 ans lorsque j'ai commencé à m'intéresser aux granges de mon grand-père Pierre Marie dit "Etienne Rosset". C'était en mai 1999 ! Etienne est né le 11 novembre 1914 et est décédé le 5 avril 2002, de religion catholique romaine, originaire d'Orsières. Comme je me trouvais souvent dans sa grange de la rue St-Honoré et que j'allais l'aider, l'idée m'est venue de faire de l'ordre. Nous avons commencé à les trier, à les classer par thème et l'on s'est rendu compte qu'il y avait un choix impressionnant.

Etienne RossetJ'ai commencé au 1er étage où se trouvent actuellement les outils du menuisier, les fers à repasser, la forge, les affaires militaires, les accessoires ménagers, etc. Mon grand-père appelait cet endroit "le Tsine". Il l’avait hérité de ses parents, l’avait retapé en changeant quelques poutres et planches des parois et y entreposait du bois.

Grand-père m’a raconté :
Ça été long, je ne sais pas qui est-ce qui m'avais aidé, le toit avait joliment de gouttières. C'étaient des ardoises ! Alors j'ai demandé au charpentier du Levron de le refaire en tôle. Ça ne pourrit pas, c'est du bois dur, il faut maintenir que ça ne coule pas.

J'ai commencé par tout enlever avec mon ami Pierre Terrettaz. Il y avait un désordre incroyable. Un copain d’enfance, habitant juste à côté, Frédéric Puippe, nous a rejoints. Lorsque nous avons tout débarrassé, nous avons poursuivi notre rangement à l'écurie où se trouvaient autrefois une mule appelée Ninette, des cochons et quatre vaches.

Grand-père :
J'avais trois vaches. J'en ai eu gardé jusqu'à 5. La mule pour aller chercher les foins dans le « goudzon ». Je gardais des cochons et des laies. Je faisais faire des nichées deux à trois fois par année. Parfois, la maman venait avec moi pour veiller la nuit. Les laies étaient mauvaises. Ça me faisait des sous parce qu'autrement on gagnait rien.

Maintenant, on y trouve les accessoires du fromager, des coupe-foins, une bossette pour le purin, les objets du laboureur, les appareils et outils pour les soins aux animaux, des sonnettes Giovanola, etc.

historique_batimentGrand-père parle du coupe-foins :
Je l'ai acheté avec le beau-frère en haut à Bruson. Il m'a dit, moi je ne l'emploie pas. Il est vieux, mais on n’en trouve plus à présent. Si tu mets la courroie, tu peux lui mettre le moteur. Moi je coupais tout à bras. On allait un jour l'hiver avec des copains, on tournait à tour de rôle. C'est pratique pour faire les « léché »s pour les vaches. Il faut garder, c'est un souvenir !

C’était déjà plus propre, mais ça ne sentait pas bon. Il a fallu enlever un ancien établi de menuisier que nous avions installé au "Tsine", ce qui n'a pas été facile car il était très lourd. Après avoir mis en état le "Tsine" et l'écurie, nous avons ouvert pour la première fois l’exposition. Nous avions eu beaucoup de monde du village. Au début, nous n'avions aucune aide extérieure. Je créais moi-même les affiches sur mon ordinateur et allais les poser dans le village à vélomoteur.

Après avoir rempli tout l’espace, je me suis demandé si la grange se trouvant à côté du "Tsine" appartenait aussi à ma famille. J’ai appris que grand-père l'avait léguée à ses deux enfants, Pierre et Claudine.

Grand-père :
Après, j'ai acheté la grange du haut à Albert Dallèves. J'avais la grange du bas où se trouve le tracteur. Les héritiers étaient tous morts. La grange est venue à un héritier qui n'avait pas de bétail. Moi, j'étais serré, j'ai dit : tu me vends la grange ? Il m’a répondu : oui bien volontiers ! L'écurie appartenait à Ulrich Emonet. Il avait aussi l'écurie du dessous, il gardait huit à dix vaches et un taureau. J'ai réussi à acheter mais j'ai dû économiser, on ne payait pas cher, mais il fallait avoir de l'argent.

L'écurie qu'Etienne avait achetée à Ulrich Emonet ne fait pas partie de l'exposition. Monsieur Pierre Rosset, son fils, l'utilisait comme réduit. De l’autre côté, nous avons enlevé des planches sur la paroi sud du "Tsine" pour créer une ouverture et un nouvel espace d’exposition. Un énorme travail de nettoyage, à enlever le foin, on ne compte pas les heures de boulot. Que du bonheur ! Encore plus d'objets et de place ! Ce fût vraiment le lancement de l'exposition et le commencement de la mise en place des objets de façon thématique. Un copain de Frédéric nous a rejoints, Raphaël Ançay, car Pierre Terrettaz a désiré cesser son activité au sein de l’exposition.

Voici ce que Raphaël m'a raconté, lorsque je lui ai demandé de me donner ses première impressions :
Dans mes débuts à l'expo, je ne faisais que d'animer l'écurie avec des animaux. Comme j'en ai beaucoup et que j'aime ça, je me souviens du premier animal que nous avions mis dans l'écurie, c'était l'ânesse « Lola ». Elle appartenait à Fernand Terrettaz. Je partage la passion des objets anciens et j'essaie d'en connaître le plus possible. Mais comme j'ai des animaux à soigner, je n'ai pas souvent le temps de venir à l'exposition. Je vais commencer l'Ecole d'agriculture à Châteauneuf.

Le 5 avril 2002

C'est le décès d'Etienne Rosset. Ce fût très dur pour moi. Cet homme m'a énormément apporté. Après lui avoir fait une lettre de deuil, je conclus par ces phrases : Etienne, pour moi tu resteras à jamais marqué dans ma mémoire, c'est pourquoi je tiens à te dédier : "E.O.A.S" L'Exposition d'Objets Anciens Sembrancher, tous les objets sont soigneusement conservés. Adieu Etienne, surtout n'oublie pas que tu as été un parfait Grand-papa et que tu le resteras à jamais.

Situation actuelle

Si je résume, l'exposition est composée de la manière suivante :

- Une écurie gardée presque entièrement dans son aspect naturel avec les places où reposaient jadis les vaches, les cochons, et même le cheval.

- Une grange sur deux étages avec un deuxième étage sur le thème de la vigne. Eh oui, chez E.O.A.S la cave est à l'étage… On y trouve une panoplie d'objets anciens qui retracent le travail des vignes, des sécateurs à vendanges, une petite collection de bouteilles la Bière Valaisanne de Sion, le Johannisberg des Caves Orsat de 1942, des limonades citron des Caves Louis Morand). On peut aussi apercevoir un « banfou » qui permettait autrefois de tailler les échalas. Des anciennes caisses à vendanges, des tonneaux en bois sont également exposés.

historique_militaire- Au premier étage, on peut y apercevoir des accessoires militaires, car Etienne avait fait la Mobilisation pendant plusieurs mois pour aller protéger les frontières, avec la peur que l'Allemagne envahisse la Suisse durant la Seconde Guerre Mondiale, etc.

Grand-père :
J'en ai perdu de l'argent ! Moi je pouvais avoir congé pour faire les foins. Je faisais le transport des chevaux. J'étais bien vu par le capitaine, c'était mon copain.

Il y a ses anciens habits militaires, la chaînette de mon grand-père ainsi que celle de Jean Rosset, son frère né le 3 mai 1911. Jean était agriculteur. Il habitait dans la même maison qu'Etienne. Des anciens Paris-Match datant de 1942, deux mousquetons, des anciennes photos où l'on peut apercevoir Etienne. Le sport d'hiver avec ses anciens skis, des patins à glace, des luges Davos, des bonnets et bâtons sont aussi présentés, etc.

Grand-père :
On allait de l'autre côté du Fays et je montais aussi en haut à Larzay et je descendais en bas sur Bagnes. Je n'étais pas mauvais skieur. Quand on restait par ici on allait au Fays, on arrivait en bas à la route des Partiers. Mais une fois, je suis tombé, j'ai tellement chopé un sale coup, c'est eu fini. Je venais en bas en ça à la route de la Crête à Pôlet et je suis resté croché dans un talus. J'ai tapé la tête, j'ai cru que j'étais raide. J'étais avec un gamin à Henri Voutaz, j'était étendu là, il me disait lève-toi, mais moi j’étais assommé. Il me dit : "Ah que t'as fais!" J'allais souvent skier avec Raymond Voutaz. Moi, je prenais les skis et lui la luge. Il m'aimait bien; il habitait juste derrière chez moi.

On y trouve aussi les accessoires du bûcheron, une herse pour creuser les pommes de terre. A côté du "Tsine", il y a la cuisine, réalisée en juillet 2005, avec tous ses accessoires, tasses, assiettes, services, etc. Pour la réaliser, nous avons observé d'anciennes photos.

 

Aujourd'hui, j'ai gardé la même passion. Je dois tenir à jour l'inventaire qui dépasse les mille objets. C'est un travail de bénédictin. Je photographie chaque pièce et je la classe avec les renseignements basiques.

 

Comme je ne les connais pas tous, je fais appel aux anciens de la commune, ,MM. Clément Métroz et Willy Ferrez.

L'histoire du tracteur

Etienne me raconta l'histoire de son tracteur:
his_tracteurLe tracteur à 40-45 ans mais il va bien. On a acheté tous à peut près en même temps. Ici il y avait Paul Métroz les premiers qui sont venus, avec Jules Emonet le maréchal c'était lui qui faisait le représentant. Il fallait avoir l'argent mais on a touché des subsides pour acheter. Alors j'ai profité d'acheter. Un de Chamoille avait acheté en même temps que moi, puis un autre. Les autres en avaient point. J'avais le cheval je l'avais vendu il me fallait quelque chose pour aller faire les foins. Je fauchais et je pouvais rentrer tout avec le tracteur, J'allais à Fully j'avais hérité du papa de Bagnes des vignes, chaque 8 à 10 jours. Je menais en bas des échalas. A la vendange, je gardais pour moi assez, le surplus je vendais pour me faire des sous. Certains me disaient ta de la chance nous on doit aller avec l'âne. Moi j'allais plus vite avec le tracteur. Le moteur oui je l'ai refait réviser complet.

 

 

 

 

 

 


Caractéristiques du tracteur

his_tracteur_montagnes

Modèle AM 70
Constructeur
AEBI & COAG Burgdorf/CH
Type 1035 SRL 119
No de Fabr. 3203
Moteur V8 20993
Cylindrée 350 cm3
Puissance 7-8 ch
Alésage 78 mm
Course 74 mm
Charge maximale 700 kg

 

 

LE PERMIS

permis_am70

 

Copyright © 2009 EOAS. Tous droits réservés.

EOAS - Rue Saint-Honoré - 1933 Sembrancher - Valais - Suisse

eoas_sembrancher at netplus.ch